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Tiscali expérimente l’accès Internet sur le courant électrique

lundi 24 novembre 2003

L’accès Internet par le réseau électrique pourrait prochainement être proposé par l’opérateur Tiscali. Le courant porteur en ligne permettrait notamment d’amener le haut débit dans les zones rurales.

Après l’accès Internet bas débit (RTC), après l’ADSL et le câble, voire le Wi-Fi, une nouvelle forme de connexion Internet pourrait émerger dans les mois qui viennent. Tiscali expérimente depuis début octobre l’accès Internet haut débit sur courant porteur en ligne (CPL), conjointement avec EDF et le Sipperec (syndicat intercommunal de la périphérie de Paris pour l’électricité et les réseaux de communication). L’expérience porte sur plusieurs communes des Hauts-de-Seine. Ainsi, depuis quelques semaines, des résidents de Courbevoie surferaient sur le Web avec un ordinateur connecté au réseau électrique du domicile, selon l’opérateur.

A partir d’un modem et de prises électriques spécifiques, le CPL offre l’acheminement de la connexion Internet sur le réseau électrique de l’immeuble. Les données transitent par le transformateur d’EDF avant de rejoindre une "tête de grappe" (qui alimente plusieurs transformateurs) pour ensuite basculer sur le réseau de l’opérateur téléphonique, Tiscali dans le cas présent, qui achemine la requête de l’utilisateur vers le serveur demandé. Une fois la requête effectuée, l’information remonte par le chemin inverse vers l’ordinateur de l’utilisateur. Le CPL offre donc une communication Internet indépendamment de la ligne téléphonique et permet l’installation de l’ordinateur n’importe où - ou presque - dans le foyer.

Une alternative à l’ADSL

Si le CPL commence à s’imposer dans le cadre des réseaux internes, notamment en entreprises, il est absent des offres d’accès Internet, hors cadre expérimental. Et pour cause : EDF n’a, pour le moment, pas vocation à devenir opérateur Internet. Mais cela devrait prochainement changer. Dans sa volonté de réduire la fracture numérique à travers son plan RESO/2007, le gouvernement a confié au CIADT (Comités interministériels pour l’aménagement du territoire) une mission d’expertise et de test du CPL. En retour, le CIADT a, dans son rendez-vous du 3 septembre 2003, demandé au ministère de l’Industrie "d’étudier les conditions favorisant le développement de réseaux de desserte grâce aux CPL en zone rurale". Ainsi, EDF pourrait devenir revendeur en gros d’accès Internet, mais exclusivement en zones de faible densité démographique pour le moment. Cela permettrait d’amener le haut débit dans les endroits où l’ADSL est absent, même si Tiscali espère exploiter cette technologie également dans les grandes villes. Selon le FAI, les débits du CPL seraient de l’ordre de 400 Kbits/s par foyer. Des performances en mesure de concurrencer les offres 512 Kbits/s et que Tiscali commercialiseraient à des tarifs proches de ceux de l’ADSL.

Cette expérimentation s’inscrit dans le cadre de la stratégie de développement du groupe qui est de fournir un accès Internet par foyer. A ce titre, Tiscali a fait le choix de l’option 3 (offre de revente de France Télécom aux opérateurs via une quarantaine de points d’interconnexion) au détriment de l’option 1 (dégroupage) afin d’être en mesure de proposer l’accès ADSL au plus grand nombre possible de citoyens. Le FAI poursuit également des expérimentations, notamment à Felletin dans la Creuse, de couplage satellite/Wi-Fi pour relier au Net les zones enclavées. A notre connaissance, Tiscali est actuellement le seul FAI grand public à mener des expériences sur le CPL.

Christophe Lagane


Voir en ligne : Article de VNUNet - 21/11/2003

Messages

  • Le fournisseur d’accès expérimente l’accès à Internet par la prise électrique auprès de mille utilisateurs. Le test se déroule à Courbevoie, jusqu’à la fin de décembre.

    Jugée farfelue il y a peu encore, la technologie des courants porteurs en ligne (CPL), soit Internet via la prise électrique, a désormais le vent en poupe, en ces temps de fracture numérique.

    Tiscali teste depuis septembre, et jusqu’en décembre, cette nouvelle forme d’accès à Internet, dans la même zone que Télé2 , à Courbevoie, dans les Hauts-de-Seine. L’expérimentation se fait en partenariat avec la filiale d’EDF dédiée au CPL, baptisée Edev CPL.

    Le FAI a envoyé un mailing dans les quartiers concernés, en août, pour recruter des cobayes. « Le retour a été très positif, nous avons reçu beaucoup d’appels, même en dehors de Courbevoie », explique Christophe Randy, chef de projet développement et innovation chez Tiscali.

    Les routeurs CPL installés chez les 1000 testeurs choisis sont ceux de la société israélienne Main.net, l’équipementier retenu par EDF. Les clients participant à l’expérimentation surfent actuellement avec un débit descendant de 400 kbits/s, et un montant de 128 kbits/s.

    « Les modems que nous utilisons sont bridés, et issus de la première génération CPL, confie Christophe Randy. Il est prévu d’utiliser des versions plus récentes. » Les débits testés pourront donc être plus importants, mais sans plus de précisions.

    Pour les zones délaissées par l’ADSL

    Tiscali se contentera de cette expérimentation à Courbevoie avant de définir une offre commerciale. Selon le FAI, un seul test grandeur nature dans une zone urbanisée comme Courbevoie suffit, car le réseau électrique « est le même partout en France » , comme le souligne Martial Delpuech, responsable des relations extérieures.

    Pour Tiscali, cette expérimentation doit, en effet, déboucher sur une offre qui permettra de desservir en haut débit des zones délaissées par l’ADSL. Le but de la société est de pouvoir offrir « à un maximum de population » des offres « de prix et de débit équivalents », selon Martial Delpuech. Le FAI teste, avec le même objectif, un couplage entre Wi-Fi et satellite dans la Creuse.

    Tiscali ne veut pas s’avancer sur la date de commercialisation de cette offre, ni sur son contenu tarifaire et marketing. En Ecosse, à titre d’information, Scottish HydroElectric commercialise des débits symétriques de 1 Mbit/s pour 30 livres sterling mensuelles (environ 45 euros) et un modem à 50 livres (pour un engagement minimal de 12 mois).

    Il est vrai que de nombreuses avancées sont encore nécessaires dans ce dossier, avant que les premières offres apparaissent dans l’Hexagone. Si le gouvernement a clairement poussé la technologie CPL lors du dernier CIADT , les questions réglementaires et tarifaires n’ont pas encore été réglées.

    Les ambitions d’EDF et sa capacité à déployer cette technologie constituent un autre point à évaluer. Du point de vue de la normalisation, tout reste à faire également, puisque les équipements actuellement disponibles ne sont pas tous compatibles entre eux.

    Guillaume Deleurence

    Voir en ligne : Article de 01Net - 24/11/2003

    • Bonjours etant dans une zone rurale je suis plus qu’interesser par cette offre de haut debit via la ligne electrique .

      Je desirerais etre au courant ( sans faire de jeux de mots ) des offres que je pourrais beneficier des que possible

      Merci d’avance .Mr belkasmi

    • bonjour , moi je suis dans le meme cas que vous mais en plus dans mon village il vienne d installer le wi-fi sattelite mais je n ai pas non plus acces puisque à plus de 3kms de l emetteur et la il faudrait un reemetteur mais qui paie ? donc comme vous j attends le systeme via edf et aussi des infos

    • Je viens de voir cet article et je suis agréablement surpris, mais ce qui m’étonne c’est que Tiscali va aussi proposer une offre haut débit via satellite (préinscription sur le site) alors ca fait un peu double emploi...
      De plus je ne vois pas d’infos au sujet du CPL sur leur site.

      Si le haut débit via CPL doit se concrétiser c’est avec grand plaisir que je l’attends.

    • Le mix d’un lien satellite et d’une distribution CPL existe déjà en France "rurale".

      Dans la région de Chartres où une expérimentation est en cours avec Sat-isfaction, opérateur satellite et la régie d’électricité locale.

      Bien que les débits soient partagés et le lien satellite mutualisé, les débits sont de l’ordre de 512 Kbps.

      Si ces technologies sont prometteuses, le contexte juridique de l’exploitation de l’infrastructure EDF et l’attente d’une loi permettant aux collectivités d’opérer un service sont encore des freins un déploiement massif dans les zones en fracture numérique.

      Voir en ligne : Sat-isfaction

    • pourriez vous me dire a qu’elle date cela arrivera a pau ds les pyrennées et si nous sommes obligé d’avoir une ligne telephonique. ainsi que le montant du modem et de l’abonnement svp..
      salutations

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