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TF1 prépare une offre payante de TV, téléphone et internet par l’ADSL

jeudi 5 juin 2003

À quelques jours de la fin d’une expérience de diffusion télévisée par ADSL, la chaîne du groupe Bouygues prépare une offre payante pour 2004. Pour séduire le consommateur, elle sera couplée avec de l’internet haut débit et du téléphone.

Le P-DG de TF1, Patrick Le Lay, a indiqué hier que la chaîne envisageait de lancer en début d’année prochaine une offre payante, combinant un bouquet de télévisions, des appels téléphoniques et un accès internet à haut débit, le tout via la technologie ADSL. S’exprimant lors d’une conférence de l’Electronic Business Group, il a déclaré qu’une formule payante de TV par ADSL constituerait « un produit trop cher » pour le consommateur, d’où l’intérêt de trouver « un schéma astucieux » avec différents partenaires. Objectif : associer cette formule de TV payante à une offre de téléphonie et d’accès internet, afin de faire baisser les coûts d’accès et les tarifs.

D’après les estimations citées par Patrick Le Lay, le coût de la diffusion d’une chaîne de télévision par satellite serait de 2 euros par abonné contre 6 euros pour l’ADSL. Un écart jugé « trop lourd pour le moment ».

Cette annonce fait suite à une expérimentation menée depuis fin 2002 par TF1 en région parisienne. Baptisée "Dream TV", ce bouquet de 25 chaînes est diffusé via le protocole internet (IP) grâce au réseau ADSL privé de l’opérateur LDCom. Quelques 200 collaborateurs de la chaîne, comme de LDCom, reçoivent les programmes en "qualité DVD", via un décodeur ADSL branché sur leur ligne téléphonique et sur la prise péritel de leur téléviseur. A ce propos, lire en bas de page, l’entretien accordé par Christian Grolier, le directeur du "studio multimédia" de TF1 et chef de projet DreamTV.

L’expérience de TF1 et de LDCom n’est pas le premier test de télévision par ADSL mené en France. Début 2000, la branche R&D (recherche et développement) de France Telecom a déjà réalisé une expérimentation dans la région de Lannion (Côtes d’Armor).

L’opérateur historique doit, par ailleurs, lancer un nouveau test à plus grande échelle ce mois-ci dans la région de Lyon, auprès d’un millier de foyers qui seront équipés pour l’occasion d’un décodeur DSL. Une opération baptisée "PCCAD" (pilotage de chargement de contenus à domicile), à laquelle doit participer notamment TF1.


Bouquet ADSL de TF1 : entretien avec son chef de projet Christian Grolier

TF1 a choisi de poursuivre son aventure dans la télévision sur réseau IP, fort de l’expérience DreamTV. Le directeur du studio multimedia de TF1, Christian Grolier, fait le point pour ZDNet sur les enjeux d’un tel service. Entretien.

DreamTV donne des ailes à TF1. Ce test en grandeur nature permet à 200 foyers de recevoir 24 chaînes de TV depuis sa ligne de téléphone, grâce au réseau ADSL de l’opérateur LCCom. Comme l’a révélé le P-DG du groupe Patrick Le Lay, TF1 envisage de commercialiser d’ici 2004 une formule associant un bouquet de chaînes de télé par ADSL, le téléphone et un accès internet haut débit. L’investissement de ce projet serait inférieur à 150 millions d’euros. Premiers éclaircissements apportés par le chef de projet DreamTV et directeur du Studio Multimédia de TF1, Christian Grolier.

ZDNet France : Quand et où allez-vous proposer votre bouquet de chaînes par ADSL, couplé avec le téléphone et un accès internet à haut débit ?
Christian Grolier : Ni la date ni le lieu de lancement de cette nouvelle offre n’ont été décidés pour le moment. L’enjeu de la télévision par ADSL est de proposer une offre de télévision élargie dans des zones urbaines à forte densité de population. 45% de la population des dix plus grandes villes de France et 70% de celle des trente plus grandes villes vivent dans des habitations collectives, où il est difficile d’installer une antenne satellite. Or après 20 ans de développement, le câble ne touche que 25% de cette population. Nous choisirons donc une ou plusieurs de ces grandes villes pour lancer notre bouquet ADSL.

Le P-DG de TF1, Patrick Le Lay, a évoqué la nécessité d’associer à cette offre un certain nombre de partenaires. Est-ce que des discussions sont déjà en cours et avec qui ?
Bien que nous ayons des relations privilégiées avec LDCom, l’opérateur partenaire de notre expérimentation Dream TV dans l’ouest parisien, nous discutons aujourd’hui avec l’ensemble des opérateurs. Nous sommes également en discussion avec des équipementiers pour le décodeur : avec Thomson, qui a fourni celui utilisé pour l’opération Dream TV, mais aussi avec des acteurs comme Samsung, qui a déjà déployé ce type de décodeur au Japon. À la différence de ce qui s’est passé pour le lancement du satellite, le coeur du décodeur numérique existe déjà. Nous n’aurons pas à amortir des investissements en recherche et développement comme pour les premiers boîtiers satellite, juste à adapter les boîtiers existants et à apporter quelques améliorations, notamment un système de contrôle d’accès particulier.

À quel tarif sera commercialisé ce bouquet et combien de chaînes de TV proposera-t-il ?
Nous ne communiquons pas encore sur le prix. Nous essaierons de ne pas être plus cher que le marché. Et nous n’avons pas encore décidé du nombre de chaînes que contiendra le bouquet, qui se situera entre 40 et 130, selon que nous ferons le choix de la quantité ou de la qualité. C’est plus une question de positionnement marketing qu’un problème technique. À elles seules, les 24 chaînes du bouquet Dream TV couvrent 70% de ce que les gens regardent sur le câble et le satellite. Il manque bien sûr une chaîne comme Canal+ et quelques chaînes étrangères comme CNN. En matière de télévision payante, la pratique est d’offrir un très large choix de chaînes, mais une dizaine de chaînes seulement sont regardées dans chaque foyer. Et une cinquantaine de chaînes sont regardées en moyenne une fois par mois.

Est-ce que vous proposerez également des services de "VOD", de vidéo à la demande ?
Nous y travaillons, mais il s’agira plutôt de "TVOD" (télévision à la demande). Nous ne proposerons pas que des films, car nous ne cherchons pas à concurrencer le DVD, d’autant que les gens en achètent de plus en plus. Il s’agira plutôt d’offrir la possibilité de regarder des programmes en différé. Par exemple des documentaires diffusés sur des chaînes thématiques ou des épisodes de feuilletons que l’on n’a pas pu regarder, ou bien de suivre des événements sportifs à la demande, comme les matches de Roland Garros diffusés en direct pendant les heures de travail.

Philippe Astor


Voir en ligne : Article de ZDNet - 05/06/2003

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