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Près de 350 000 foyers en France sont abonnés à l’Internet par câble

jeudi 4 décembre 2003

Selon l’AFORM, les ventes réalisées par les câblo-opérateurs ont progressé de 28% sur un an malgré la stagnation du marché de la TV payante.

Bien que le câble souffre de la concurrence de l’ADSL en matière d’accès Internet haut débit et désormais de Télévision, l’AFORM a publié mardi des chiffres « relativement » encourageants sur le marché du câble au 30 septembre 2003.
L’Association française des opérateurs de réseaux multiservices a précisé que les ventes réalisées par les câblo-opérateurs ont progressé « de 28% » entre octobre 2002 et octobre 2003.

Au 30 septembre dernier, « 3 664 444 foyers étaient abonnés au câble » (+2,4% sur un an) pour 8 801 711 prises commercialisables, soit un taux de pénétration de 41,6%.

Sur ces 3,6 millions de foyers câblés, 3,5 millions sont des abonnés TV (+1,7% seulement sur un an), et 842 010 ont opté pour une offre numérique (+11%).

Si le marché de la télévision payante est « en stagnation », celui de l’Internet haut débit a le vent en poupe. Aujourd’hui, plus de 348 295 foyers en France sont abonnés à l’Internet haut débit par câble. En un an, les ventes d’abonnements à l’Internet par câble ont augmenté « de 45% ».

Le premier des câblo-opérateurs en France, Noos, dispose d’un portefeuille de 1 108 620 abonnés, mais la progression est faible, +1,7% sur un an.

Le numéro deux, France Télécom Câble, enregistre quant à lui une baisse de 0,4% de ses abonnements (847 193 clients).

La plus belle progression est celle du challenger NC Numéricâble, filiale de Vivendi Universal. Son portefeuille d’abonnés a augmenté de 6,1% sur la période, à 798 488 clients.

Le marché du câble en France est à la recherche d’un « second souffle », vraisemblablement à travers des concentrations. Récemment, le Sénat a adopté un amendement en faveur de la révision du plafond anti-concentration actuel (8 millions d’abonnés). En 2004, l’Assemblée nationale se prononcera sur le sujet.

Ariane Beky


Bernard Cottin (NC Numéricâble) : « La technologie pour faire passer TV, Internet et téléphone par le câble est à peine mature. »

L’année 2004 sera peut-être celle du big-bang attendu et espéré par les câblo-opérateurs dans leur difficile duel contre l’ADSL. Bernard Cottin, PDG de NC Numéricâble, analyse la situation.

01 Réseaux : Le vote, par le Sénat, d’un amendement supprimant le plafond de huit millions d’habitants imposé aux câblo-opérateurs est-il un feu vert donné à la consolidation du secteur ?

Bernard Cottin, PDG de NC NuméricâbleBernard Cottin : Le déplafonnement, qui doit être approuvé par l’Assemblée nationale, n’autorise le dépassement du seuil de foyers clients que de trois millions pour chacun des câblo-opérateurs. Mais d’autres problèmes demeurent, aussi aigus : le régime de concession - qui implique, à terme, la rétrocession de nos réseaux aux collectivités locales - devrait disparaître, avec l’adoption du paquet télécoms, ce qui mettra enfin le câble à égalité avec les autres infrastructures, comme le veut l’Union européenne. Il faudrait aussi que France Télécom nous cède les réseaux que nous exploitons, et ce, avant que le taux de pénétration de l’ADSL ne nous disqualifie définitivement comme alternative. Nos négociations, sur ce point, n’ont guère avancé ces dix-huit derniers mois, ce qui est manifestement une façon de faire traîner les choses, au même titre que les délais de mise à niveau de nos réseaux pour internet (il a fallu plus de six mois de palabres, à Caen, pour entreprendre des travaux que nous payons !).

France Télécom, Suez et Vivendi sont officiellement vendeurs. Quels sont les repreneurs potentiels des réseaux câblés français ?

Pour l’heure, seuls les fonds d’investissement voient, dans la levée des contraintes réglementaires, une valorisation accrue des actifs. Du côté des câblo-opérateurs, Liberty Media, maintenant l’acteur dominant en Europe, pourrait manifester son intérêt. On a aussi parlé de certains opérateurs de télécommunications, mais ceux qui sont cités déploient déjà de l’ADSL dégroupé dans les zones câblées. À mon sens, il ne serait pas logique qu’ils achètent des réseaux situés dans leur périmètre d’implantation. Par ailleurs, je vois mal se constituer ex nihilo un groupement associant France Télécom Câble, NC Numéricâble, Noos et UPC. Il peut y avoir d’autres scénarios.

Dans vos argumentaires commerciaux, vous insistez sur l’accès internet sans abonnement téléphonique ? Cela veut-il dire que vous êtes en train de préparer une offre triple play (télévision, internet et téléphonie) ?

Nos clients possèdent tous un ou plusieurs mobiles, et beaucoup allègent leur budget en abandonnant le filaire. C’est un constat, mais nous ne lancerons pas d’offre triple play avant longtemps, car la technologie est à peine mature, les équipements ne sont pas prêts, et, surtout, notre priorité est de réussir d’abord le double play (télévision et internet). Aujourd’hui, la demande est sur l’IP large bande, et non sur le téléphone ! Deuxième raison pour ne pas se précipiter : le développement des services IP, et surtout de la voix sur IP, implique une mise à niveau des réseaux, avec des grappes d’abonnés réduites à cinq cents prises, au lieu des cinq mille actuelles. Pour l’instant, nous préférons travailler sur nos dorsales d’interconnexion IP. En plus d’améliorer notre qualité de service par la télésurveillance généralisée (nous sommes les seuls à avoir la certification ISO 9001 !), ces liaisons nous permettront d’utiliser seulement deux têtes de réseau nationales. Une économie qui améliore encore sensiblement notre rentabilité.

Bernard Cottin, PDG de NC Numéricâble

À la tête de NC Numéricâble depuis avril 2000, il a pour mission d’atteindre l’équilibre financier.

Après l’IEP et l’Ena, il passe par les Finances, les Affaires étrangères et le cabinet du Premier ministre, Michel Rocard, avant de rejoindre Canal+ en 1991.

Des offres pour les collectivités locales et les TPE

Après avoir lancé, il y a deux ans, son offre d’accès IP destinée aux particuliers, NC Numéricâble s’attaque aux collectivités locales et aux entreprises de petite taille. Le câblo-opérateur propose aux communes le raccordement forfaitaire des édifices publics en configuration monoposte ou multiposte, et adapte ses trois classes de débit aux TPE, professions libérales et commerçants, en les enrichissant substantiellement (gestion de noms de domaine, adresses IP fixes, multiples adresses e-mails, antivirus permanent sur la messagerie, et hot line et assistance dédiées) pour un coût additif de 20 euros TTC par mois. NC Numéricâble lance aussi un minibouquet de six programmes de télévision sous IP (plus un canal optionnel de « charme »), qui feront l’objet d’un abonnement complémentaire à l’accès internet. Diffusé en multicast, ce service aura un niveau de qualité supérieur au VHS.

Philippe Pélaprat, 01Net


Voir en ligne : Article de NetEconomie - 02/12/2003

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