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Plus de cent sites web soutiennent le boycott des majors du disque

lundi 20 octobre 2003

Suite aux menaces judiciaires qui pèse sur les internautes américains, une riposte s’organise pour dénoncer les pratiques des producteurs de musique de de leur syndicat, la RIAA.

Alors que la Recording Industry Association of America (RIAA, le lobby de l’industrie du disque américaine) s’apprête à lancer une deuxième vague de procès à l’encontre des consommateurs de musique piratée, les internautes appellent à un boycott des disques produits par les majors. Un mouvement initié par Jon Newton, créateur du site de Peer to peer P2Pnet, Bill Evans, fondateur et ex-membre de Boycott-RIAA, Homes Wilson et Nicholas Reville, responsables de Downhillbattle.

Lancé sur le site fédérateur stopRIAAlawsuits.com, l’appel au boycott de toutes les musiques éditées par les membres de la RIAA fait suite à la poursuite des internautes par la RIAA.

Le 8 septembre dernier, le lobby des majors du disque a intenté 261 procès contre des utilisateurs des réseaux P2P. 64 d’entre eux, rapporte la RIAA, ont plaidé coupable et choisi la voie d’une conciliation à l’amiable en s’acquittant d’une amende allant de 3.000 $ à 15.000 $.

Une nouvelle vague de procès devrait être lancée en octobre, selon les déclarations faites par Jonathan Lamy, porte-parole de la RIAA, au quotidien The Dartmouth. D’après le quotidien TechWeb, elle concernerait 63 personnes.

Des centaines de millions de CD boycottés

Le boycott démarrera à ce moment là. Le mouvement devrait durer une semaine.

Jon Newton estime que cette vague de protestation pourrait durer bien plus longtemps, car "certaines personnes comptent organiser leurs propres boycotts dans les villes de résidence des futurs persécutés par la RIAA".

Le boycott affectera le millier de membres que compte la RIAA. L’essentiel de ces entités appartient au "Big Five" : BMG, EMI, Sony, Universal Music et Warner. La semaine morte de la musique leur coûtera forcément quelques millions, 95% des 800 millions de CD vendus en 2002 dans le commerce leur appartenant.

Des centaines de milliers d’internautes favorables au boycott

L’appel au boycott est de plus en plus suivi. Le 8 octobre, 76 sites avaient répondu à l’appel. Dix jours plus tard, ils sont 112. Les sites d’information forment une petite majorité d’entre eux.

Combien de boycotteurs potentiels ces sites représentent-ils ? Difficile de le dire. Robert Winkelman, directeur des programmes de la web radio américaine Megarock network, qui soutient l’action anti-RIAA, précise : "Notre site regroupe environ 5 000 membres, mais il s’adresse à une vaste communauté d’auditeurs. J’estime que plus de 300 000 internautes écoutent nos programmes au moins une fois par mois".

"Il y a sans doute beaucoup de personnes qui n’ont pas encore entendu parler de l’initiative mais qui sont favorables à ce boycott" estime Ben Tesch, l’auteur de RIAA-radar.com, un moteur de recherche renseignant sur l’appartenance d’un CD à un membre de la RIAA. Comme Bill Evans, fondateur de Boycott-RIAA, Ben tesh n’a pas attendu l’appel lancé sur stopRIAAlawsuits.com pour ne plus consommer la musique produite par les majors.

Soutien à la musique indépendante

Le boycott lèsera-t-il également les petits revendeurs ? "Seulement s’ils revendent des disques produits par les Big Five", clame Jon Newton. "Nous n’appelons pas à une action passive, tonne Nicholas Reville, de Downhillbattle. Nous encourageons les gens à acheter et à soutenir la musique indépendante, non-RIAA, durant le boycott".

Comme la RIAA sévit sur le territoire américain, le boycott partira des Etats-Unis. Mais la contestation s’internationalise. Downhillbattle lancera bientôt des forums de discussion dans plusieurs langues. Quant à Jon Newton, il travaille sur un projet de protestation anti-RIAA à vocation internationale.

"Les majors du disque exerceraient les mêmes pressions sur les consommateurs européens s’ils en avaient l’occasion, anticipe Nicholas Reville. Si les Européens et les mélomanes du monde entier s’organisent mieux, ils peuvent changer les pratiques de l’industrie du disque". Selon les dernières statistiques, KaZaA, à lui seul, compte 30 millions d’utilisateurs...

Thuan Huynh


Site du boycott contre les procès de la RIAA :
http://www.stopriaalawsuits.com/

RIAA-radar :
http://www.magnetbox.com/riaa/

Megarock network :
http://www.megarock-radio.com/

Témoignages des persécutés de la RIAA :
http://www.downhillbattle.org/defense/details/quotes.shtml

P2P Defense Legal Fund :
http://www.downhillbattle.org/defense/

For RIAA, out with the old, in with the new :
http://www.thedartmouth.com/article.php?aid=2003100101020

RIAA Settles With Another 63 P2P File Swappers
http://www.techweb.com/wire/story/TWB20030930S0006


Voir en ligne : Article de Transfert.net - 17/10/2003

Messages

  • Plus de 200 nouveaux internautes se retrouvent dans le collimateur de la RIAA, laquelle modifie sa démarche en proposant un règlement à l’amiable avant poursuites. Parallèlement, une centaine de sites Web appellent à boycotter les produits des majors en protestation.

    Nous avons accumulé des preuves substantielles indiquant que vous avez utilisé des réseaux P2P tels que Kazaa ou Gnutella pour télécharger ou offrir en partage de la musique qui est la propriété de nos clients." Ainsi commence la lettre que la RIAA (Recording Industry Association of America) a envoyée à 204 nouveaux "pirates" de musique en ligne dans une seconde vague d’attaques en justice. Après la première salve de septembre qui visait 261 personnes, l’association de protection des intérêts de l’industrie musicale américaine repart ainsi à l’attaque contre les échanges illégaux de fichiers musicaux.

    Mais cette fois, l’association se veut plus conciliante dans sa démarche et propose à l’inculpé, avant l’assignation au tribunal, un règlement à l’amiable de l’affaire. La méthode avait déjà été employée précédemment, notamment avec les internautes qui avaient spontanément contacté la RIAA. Cette fois, l’offre de négociation est de fait proposée par l’association qui s’engage à abandonner les poursuites contre un règlement forfaitaire d’environ 5 000 dollars et l’arrêt de la mise en réseau de fichiers musicaux. Ce qui, à raison de 750 dollars minimum d’amende par chanson partagée (somme qui peut aller jusqu’à 150 000 dollars, rappelle la RIAA dans sa lettre), apparaîtra à nombre d’internautes comme une heureuse alternative.

    Appel au boycott

    La RIAA ne s’en tiendra pas à cette offensive qui sera suivie de poursuites moins massives mais plus régulières (hebdomadaires, a priori) toujours sous forme de courriers adressés aux présumés coupables. Une attitude qui pourrait bien se retourner contre le représentant de l’industrie musicale ou plus exactement ses clients, les compagnies de disques. Fédérés sous la bannière StopRiaaLawSuits.com, 112 sites Web appellent à ne plus acheter de disques pendant une semaine, du 20 au 27 octobre 2003. L’idée de ce boycott est de faire comprendre aux compagnies de disques l’injustice qui frappe une famille victime des poursuites de la RIAA. "Nous avons besoin de dire aux majors que leur nouvelle stratégie consistant à faire payer les familles est mauvaise et doit cesser", lit-on sur le site fédérateur. "Ce type d’entreprise n’accorde aucune attention au public, à moins de leur faire perdre des ventes. Avec ce boycott, nous envoyons un message fort que les majors interpréteront ainsi : Arrêtez de poursuivre les familles ou vous commencerez à perdre des consommateurs."

    Pour autant, le boycott se veut constructif puisqu’il ne s’attaque qu’aux compagnies membres de la RIAA et appelle à soutenir les labels indépendants et à aider les familles inculpées. D’autre part, si StopRIAALawSuits.com appelle au boycott, il n’encourage pas le piratage. Il est encore trop tôt pour mesurer l’impact du boycott sur l’industrie en termes de chiffre d’affaires mais l’action fédératrice remporte, semble-t-il, un certain succès. Alors qu’ils étaient moins de 80 au début du mois, les sites appelant au boycott ou le soutenant étaient une centaine quelques jours avant l’opération, puis 112 le jour de son lancement. Reste à savoir si, au delà des victimes de la RIAA (qui ont déjà dû se faire leur propre opinion), le public suivra.

    Christophe Lagane

    Voir en ligne : Article de VNUNet - 20/10/2003

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