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Noos utilise un cache pour accélérer l’échange de fichiers musicaux

mercredi 8 octobre 2003

Il économise sur la bande passante mais facture quand même l’upload en province.

Le 30 septembre, le site du magazine Le Virus Informatique révélait que le câblo-opérateur Noos employait la technologie "PeerCache" de la société Joltid pour optimiser le trafic sur les réseaux d’échange de fichiers en peer-to-peer. En stockant sur un serveur dédié les morceaux de musique ou les films les plus fréquemment échangés par ses abonnés grâce au logiciel Kazaa, Joltid permet de libérer de la bande passante : les téléchargements sont plus rapides, et le trafic souffre moins des échanges massifs réalisés sur les réseaux peer-to-peer. Luccas, l’association des utilisateurs de Noos, saisit l’occasion pour réclamer la répercussion des économies réalisées sur les prix des services proposés par le câblo-opérateur.

Joltid est la nouvelle société des fondateurs de Kazaa. En juillet, elle annonçait avoir conclu un accord avec plusieurs fournisseurs d’accès à l’internet (FAI) européens. PeerCache, annonçait Joltid, permet aux FAI de "réduire de 70 % le trafic lié à l’utilisation du réseau FastTrack", utilisé par Kazaa. "Kazaa est devenu la première ’killer app’ pour les utilisateurs. Nous voulons faire de Joltid la ’killer app’ des fournisseurs d’accès", expliquait alors Nikklas Zennstrom, président de la société, qui sait les millions de dollars que le trafic généré par le P2P coûte aux FAI.

Un précédent sensible

La filiale néerlandaise de Wanadoo faisait alors partie des clients de Joltid. Pourtant, un mois plus tard, elle mettait fin à l’expérience. L’initiative était "sensible" : elle aurait pu faire bondir les défenseurs du droit d’auteur car en facilitant l’échange de fichiers sur des réseaux comme KaZaA, le FAI peut apparaître, de fait, comme un complice de ceux que les majors du disque et du cinéma qualifient de "pirates".

Aujourd’hui, Noos, qui fournit de l’Internet en haut débit par le câble, semble lui aussi profiter des services de Joltid. Le site de Luccas, l’association de défense des utilisateurs de Noos, a relayé l’information le 6 octobre 2003, expliquant qu’il existait une adresse p2p.cache.noos.fr sur le DNS de l’opérateur. "Nous nous étions intéressés au sujet en juillet, explique un membre du Conseil d’administration de l’association qui souhaite garder l’anonymat. Or, la semaine dernière, un utilisateur indiquait, sur une mailing list, qu’il avait relevé une activité anormale sur le port 4662, celui qu’utilise FastTrack. Cela nous a mis la puce à l’oreille."

Inégaux face à l’upload

Pour Luccas, la méthode paraît choquante. Elle révèle l’hypocrisie de Noos : "Leurs affiches, placardées dans le métro, vantent la possibilité de télécharger la musique de façon illimitée, rapide... En utilisant PeerCache, ils optimisent les téléchargements et font des économies sur leur bande passante. Mais ils continuent pourtant à facturer les uploads pour leur utilisateurs de province."

Seuls les abonnés Noos de Paris et Toulon ont en effet droit aux uploads illimités, c’est-à-dire à pouvoir charger gratuitement des données de leur ordinateur vers le réseau, ce qui se passe par exemple à chaque fois qu’un fichier musical stocké chez un utilisateur est téléchargé par un autre internaute via une plateforme comme Kazaa. Dans les offres ADSL concurrentes du câble, l’upload est gratuit.

Noos, comme Wanadoo cet été, reste muet sur le sujet.

Matthieu Sirine


Voir en ligne : Article de Transfert.net - 07/10/2003

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