vlan.org

Webzine des anciens étudiants de l’IUT Serecom St-Raphaël

Accueil > Insolite > Musique ! Et que chacun se mette à chanter

Musique ! Et que chacun se mette à chanter

ou apprends la musique ave SHOo

mercredi 21 juillet 2004, par SHOo

SHOo a des facultés, c’est un fait indéniable... De là à dire que je sais jouer de la musique, faut pas déconner non plus !
J’ai bien passé quelques années sur les bancs d’un conservatoire, entre solfège (sans arriver à résoudre l’énigme de savoir pourquoi les profs de solfège étaient toujours des vieilles filles acariâtres), et saxophone (alto, pour faire comme Maman).

Puis, pour une sombre histoire de dents de sagesse, je n’ai plus pu souffler dans mon instrument, et en ai sournoisement profité pour arrêter les séances de torture du samedi matin, à lire des partitions que je déchiffrais mieux en clé de Fa qu’en clé de Sol, allez savoir pourquoi...

Mais mon but était atteint, j’avais réussi à me dépêtrer de cette situation et j’allais pouvoir faire du sport à la place (du moins je le croyais)...

On se rattrape comme on peut

Seulement voilà, arrive toujours un moment, à l’adolescence, où on est pris de trips "musique à la plage autour d’un feu de bois", surtout si vous habitez pas trop loin de certaines côtes, ou que vous côtoyez des surfeurs, voire les deux, ce qui était mon cas, côte atlantique oblige. Et là, et bien mes amis, si vous voulez participer autrement que l’autre cruche qui braille en se la pétant (on a toutes eu une copine -ou une grognasse- dont tous les mecs de la bande, on ne sait pourquoi, était fans, et qui en profitait pour croire qu’elle savait chanter), il faut bien trouver quelque chose à faire, puisque vous n’avez jamais appris la guitare.

J’ai donc au fil des ans développé un potentiel imaginatif en matière d’instruments de fortune, tenant à participer (n’est-ce pas le principal ?), puisqu’il n’était pas question pour moi de me réfugier dans le pull d’un jeunot bellâtre en train de muer.

Et dans ma grande bonté, je me propose d’en faire un peu le tour.

Les situations dans lesquelles on peut être amené à faire de la musique de manière impromptue sont bien plus nombreuses qu’on ne le pense. Si on peut s’attendre à jouer lors d’une nuit blanche à la plage, on ne se doute pas forcément qu’on devra improviser lors d’un repas au restaurant, ni en pleine campagne bretonne, après une grillade et des frites maison. Ainsi, on n’a pas toujours son harmonica ou sa flûte, encore moins son piano sur soi.
Et bien soit, on ferra autrement.

Je vous épargnerai toutes les histoires et contextes de mes expériences, préférant promulguer mes conseils, ou plutôt divulguer mes secrets, que m’étendre en propos dont tout le monde n’a que faire de toute façon.

Petit inventaire ou comment faire de la musique si tu n’as pas de vrai instrument sous la main

Alors pour ceux qui pensent que je me contente du très classique battement de couteau sur un verre à table (dont l’efficacité a néanmoins été prouvée), je dis halte là, maraud ! Non, non, je vais bien plus loin que ça. Moi Môssieur, je produis des sons, des vrais (je ne fais ici aucunement référence à mes ébats, précisons). Visite guidée :

Le couteau sur le verre :

Un grand classique, connu de tous, inutile de détailler. Vous prenez un couteau, vous tapez sur le verre plus ou moins en rythme (à contre temps même, ça peut faire pas mal).

Avantages : normalement, vous pouvez le faire à chaque repas. Ca peut même servir pour faire le silence à table.

Inconvénient : le son est un peu trop aigu pour mon oreille et a tendance à m’agacer vite fait.

Le tire-bouchon en métal sur le pichet de vin :

Variante du couteau sur le verre, mais le son est bien plus intéressant, plus grave.

Avantages : moins strident et insupportable que le couteau. En plus, ça implique qu’il y ait un pichet de vin (c’est peut-être pour ça que je trouve que c’est plus intéressant).

Inconvénient : nécessite un tire-bouchon en métal. On ne peut donc pas le faire au restaurant (c’est un mal pour un bien finalement).

JPEG - 9.3 ko

Le tire-bouchon en métal sur le bocal de magret :

Encore mieux niveau acoustique. Le son est plus sourd, à cause de l’épaisseur du verre. En plus, si vous êtes un peu habiles, vous pouvez battre le rythme avec le couvercle du bocal, ce qui produira un son légèrement étouffé, à cause du caoutchouc qui permet au bocal d’être hermétique quand il est utilisé pour sa fonction première.

Avantage : deux sons en un, à condition de savoir se servir de ses deux mains.

Inconvénient : nécessite un minimum de synchronisation si on veut jouer des deux mains.

Note : on peut très bien aussi disposer le pichet et le bocal à environ 6cm l’un de l’autre, positionner le tire-bouchon entre les deux et battre la mesure un coup à droite, un coup à gauche. Vous aurez alors trois sons, si vous couplez cela avec le jeu de couvercle. Assez intéressant, et ça comble bien au niveau rythmique.

Les bouts de bois :

Presque aussi classique que le couteau sur le verre, frappez deux bouts de bois.

Avantage : très pratique lors de soirées sur la plage.

Inconvénient : aucun intérêt. Au pire, vous serez peut-être même démasqué dans votre vaine tentative de participation, voire même taxé de pollueur sonore.

A bannir aussi : souffler dans une bouteille vide. Bien que le son puisse être très doux à l’oreille (Copenhague Session. Plus la bouteille est grande, mieux c’est -un peu comme tout d’ailleurs ;)), c’est de mauvais goût et pas assez innovateur pour moi ! Je vous le déconseille !

Les graviers :

Pratique à récolter en rase campagne, les graviers sauront être de joyeux compagnons lors de vos soirées musicales improvisées, à condition toutefois d’avoir un ustensile pour les contenir. Personnellement, je les ai d’abord mis dans un paquet de cigarettes vide, ayant alors à ma disposition une sorte de petite maraca (féminin, singulier de maracas). La soirée plus avancée (et le pichet de vin se re-remplissant à volonté), j’ai alors trouvé que le son était assez intéressant si vous disposez les dits graviers dans une passoire métallique, et que vous frappez le tout sur le haut du bocal à magret sus-cité. Cela produit à la fois un son pluriel (à cause de la multitude de petits cailloux) et sourd, absorbé et résonnant dans la cavité du bocal. Vraiment sympa, mais en fin de soirée seulement, vers 5heures du matin environ.

Avantage : pratique et pas cher ;)

Inconvénient : il faut savoir tourner tout ça en autodérision et accepter que vous soyez bourrés !

La fourchette sur le bouquet de blé :

Alors là mes amis, je dois le dire, moi la première j’ai été surprise de voir le son que cela engendrait. Il suffit de passer une fourchette sur le haut d’un bouquet de blé (mais SHOo où es-tu allée te perdre bon sang ?). Ca donne un petit bruit très champêtre, un bon petit accompagnement.

Avantage : vous prouvez que vraiment, vous vous contentez de peu.

Inconvénients : faut avoir le rythme, parce que là, ça pardonne pas, et de la persévérance, parce qu’au début, même vos amis vous regardent d’un oeil perplexe, avant de se rendre compte que ça rend vraiment bien.

Le sachet plastique :

Bon alors là, c’est vraiment pour meubler, mais ça donne un petit bruissement, un petit froissement même oserai-je dire.

Avantage : vous en trouvez toujours un à portée de main.

Inconvénient : C’est pas tip top... mais à défaut de mieux...

Les patates dans un seau :

Au risque de passer pour une allumée (puisqu’on sait déjà que je suis une allumeuse, au moins pour du rire), je vais défendre avec ferveur cet instrument à part entière ! Niveau percu, c’est vraiment un super accompagnement ! Pour cela, disposez environ une onzaine de petites pommes de terre, diamètre 5cm tout au plus dans un seau en plastique. J’avais utilisé un seau d’une contenance de 5L je pense, et ça convenait bien. Une fois que vous avez bien choppé le rythme de ce qui se joue autour de vous, faites des mouvements circulaires avec le seau, à bout de bras, afin de faire rouler les patates au fond de leur contenant. Cela vous fera un roulis de fond très agréable. N’oubliez pas de temps à autre, pour bien marquer les temps, de donner une secousse au seau, afin de frapper les topinambours contre le fond. Le son est alors sourd, comme une grosse percu, mais avec plein de petits décalages, genre vous êtes super fort comme batteur !

Avantages : il en faut peu pour être heureux et vous avez vraiment beaucoup d’imagination.

Inconvénient : on vous parle pas trop les jours qui suivent, ou bien on vous regarde d’un oeil moqueur... je comprends pas pourquoi.

Le spectacle est terminé, vous pouvez rentrer chez vous

Alors, certes, tous ces instruments sont plus faciles à créer en campagne. Mais c’était seulement pour vous dire qu’il est possible de s’adapter n’importe où. Chez vous, gentils citadins, vous pouvez, j’en suis sûre, trouver de quoi faire tout aussi bien, sinon mieux !... essayez donc le mixeur ou le grille pain, comme dans les réclames ! ;)

Dernière précision : tout ceci n’est à faire que lorsque vous avez déjà un joueur de guitare, voir même un percussionniste avec vous... ce ne sont que des instruments d’accompagnement, en aucun cas, je dis bien aucun, cela ne peut suffire... ou à vos risques et périls...


Voilà. C’était les trucs et astuces de SHOo. Je suis désolée. Je ne sais pas ce qui m’a pris.

Messages

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.