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La télévision sur IP se généralise sur le câble

mercredi 4 juin 2003

Après Noos, c’est au tour de NC Numéricâble de lancer des services de télévision sur IP. Le câblo-opérateur débute un test en grandeur nature à Paris avec 5 chaînes thématiques diffusées avec 1 Mbps de débit, même pour les abonnés à 128 Kbps.

NC Numéricâble, le cablo-opérateur du groupe Vivendi via Canal+, teste depuis le 21 mai un service de « télévision sur IP », auprès des 15000 abonnés de ses offres d’accès internet de la région parisienne. Cinq chaînes thématiques (Equipe TV, I-Télévision, Canal J, Match TV et MTV Live) peuvent être regardées en plein écran, depuis un PC, avec une qualité d’image entre le VHS et le DVD.

Les émissions sont diffusées comme les chaînes de TV classiques, en flux continu et en "multicast", c’est-à-dire que le même programme est envoyé simultanément à tous les destinataires. Le câblo-opérateur utilise pour cela la technologie de Naino SA, un opérateur de télévision sur IP basé à Paris.

Les données vidéo sont transférées avec un débit de 1 Mégabits par seconde (Mbps), quelle que soit la connexion internet de l’utilisateur (128, 512 et 1024 Kbps), car elles empruntent une bande passante parallèle. « Nous séparons sur notre réseau le flux de données vidéo de celui des données internet », explique à ZDNet Olivier Defoort, directeur réseau adjoint chez NC Numéricâble.

« Pour cela, le flux internet vidéo est au protocole UDP/IP alors que le flux internet est comme à l’accoutumée en TCP/IP, le protocole standard de l’échange de données sur internet », poursuit le responsable. L’UDP/IP (User Datagram Protocole) est une variante du protocole TCP/IP particulièrement bien adaptée à la vidéo.

Pas de bouchons à l’horizon grâce à une bande passante parallèle

« Notre réseau est capable de supporter parallèlement l’envoi en continu de ce flux vidéo et les connexions internet pour l’ensemble des abonnés ; il n’y a donc pas de saturation à craindre », précise par ailleurs Defoort.

Enfin, seuls les abonnés aux offres internet de NC Numéricâble peuvent voir ces chaînes, diffusées sur une partie réservée du portail numericable.fr, dont l’accès est filtré par reconnaissance de l’adresse IP du PC de l’abonné.

Le test est prévu pour durer deux mois à l’issue desquels il sera décidé si le service est payant ou s’il s’agit juste d’un argument de vente pour les offres internet.

Le service de NC Numéricâble est une réponse à celui de Noos (groupe Suez-Lyonnaise), qui depuis juillet 2001 a lancé trois chaînes accessibles également en "multicast", via la technologie de Naïno (CNBC, I-Télévision et Ciné-Info). Tout comme pour NC, Noos utilise donc une bande passante parallèle. Ses services sont pour l’instant gratuits, mais un bouquet payant fera son arrivée en septembre, nous a indiqué Noos.

Enfin les deux câblo-opérateurs devraient entrer en concurrence avec le haut débit sur ligne téléphonique (technologie ADSL). TF1, qui détient en partie les droits de diffusion du championnat de France de football, prépare ainsi un bouquet de programmes dédiés aux internautes ADSL.

Actuellement, le groupe fait des tests auprès de 200 personnes jusqu’en juillet. Club-Internet a, de son côté, lancé depuis novembre 2002 son offre Live Pass pour ses abonnés ADSL : elle donne accès pour 5 euros pas mois à cinq chaînes (LCI, Eurosport, MTV Live, MCM2 et Teletoon). Désavantage de l’ADSL : il ne permet pas d’exploiter une bande passante parallèle. La vidéo et l’internet se partagent donc le même débit. D’où le risque d’embouteillages, en fonction du nombre de personnes connectées en même temps.

Christophe Guillemin


Voir en ligne : Article de ZDNet - 04/06/2003

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