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Intel investit en France dans le Wi-Fi

vendredi 31 octobre 2003

En fournissant aux infrastructures publiques des équipements Wi-Fi dans le cadre d’un partenariat avec le gouvernement, Intel pose les jalons d’une stratégie de déploiement de ses technologies sans fil en Europe.

Dans un communiqué commun daté du 28 octobre 2003, le ministère délégué à la Recherche et aux Nouvelles Technologies et Intel ont annoncé un programme de développement des point d’accès sans fil en deux étapes. Dans un premier temps, le constructeur américain s’engage à mettre en place une dizaine d’antennes Wi-Fi sur les campus universitaires (un premier hotspot a d’ailleurs été inauguré à la Sorbonne). Ensuite, il équipera une quinzaine d’espaces publics numériques (EPN), le tout avant la fin du premier semestre 2004. Le déploiement de ces infrastructures s’accompagnera de la "création et l’animation d’un comité regroupant plusieurs pays européens pour le développement de contenus pédagogiques pour l’enseignement primaire et secondaire" ainsi que de "modules de formation sur les usages du PC".

Des intérêts communs

Ce partenariat permettra au gouvernement d’inscrire ce déploiement de points d’accès Wi-Fi dans le plan RE/SO 2007 du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin qui vise à combler le retard de la France en matière d’accès au Web et d’usage des nouvelles technologies. Intel en profitera de son côté pour accélérer la vente de sa plate-forme Centrino - dotée d’un processeur et de circuits logiques intégrant le protocole de communication sans fil 802.11 - et également de placer ses pions sur un marché prometteur. Selon Insight Research, l’Europe offre en effet un plus fort potentiel de revenus issus du Wi-Fi que les Etats-Unis. Le cabinet d’étude américain explique ce fait par la vétusté des bâtiments (qui complique le déploiement de réseaux filaires) et l’usage des services de transmission de données sur les réseaux GSM et GPRS, ce dernier participant à la culture de la connexion sans fil.

A ce sujet, Intel avait rejoint l’été dernier le WiMax Forum, consortium chargé de développer et promouvoir les réseaux sans fil large bande basés sur le protocole 802.16. Travaillant dans une bande de fréquences comprise entre 2 et 11 GHz, le 802.16a permet le transport de données à raison de 70 Mbits/s (largement de quoi distribuer de la vidéo et de la voix, notamment) sur des distances pouvant atteindre près de 50 km. Cette technologie point-à-point pourrait permettre de relier un ensemble de spots Wi-Fi à un backbone Internet. Autrement dit, cette technologie permet de couvrir ce que l’on appelle le "dernier kilomètre" (la distance qui sépare la prise téléphonique de l’abonné de la boucle locale). Elle s’avère en effet appropriée pour relier au réseau mondial particuliers et entreprises situés dans des zones mal desservies en haut débit, mais aussi concurrencer les opérateurs filaires et proposer des services à valeur ajoutée (des débits plus élevés, par exemple). Une technologie qui complète parfaitement la plate-forme Centrino.

Christophe Lagane


POUR EN SAVOIR PLUS

- Le site d’Intel (en anglais)
- Le site du ministère de la Recherche
- Le site de WiMax (en anglais)


Voir en ligne : Article de VNUNet.fr - 30/10/2003

Messages

  • Intel, l’un des chantres de la mobilité et du Wi-Fi, vient enfin de mettre en accord ses actes avec son discours, en lançant une version de sa technologie Centrino conforme au standard IEEE 802.11g, la déclinaison à 54 Mbit/s de Wi-Fi. La puce Intel Pro/Wireless 2200BG supporte les standards 802.11b et 802.11g et devrait faire son apparition dans certains portables ce trimestre. Elle est destinée à être couplée avec les processeurs Celeron-M et Pentium-M.

    Ironiquement, les constructeurs de portables à base de Pentium-M s’appuyaient jusqu’alors sur des puces tierces comme celles de Broadcom ou Atheros pour fournir une connexion 802.11g sur leurs machines "Centrino". Le retard est imputable à la fois à une erreur de jugement d’Intel et à des problèmes techniques. Le géant a en effet longtemps misé sur la déclinaison à 5 GHz de Wi-Fi, 802.11a, avant de se rendre compte que les clients lui préféraient le 802.11g à 2,4 GHz, dont le principal avantage est sa compatibilité avec les versions antérieures de Wi-Fi. Il a ensuite rencontré des problèmes de mise au point de son propre composant 802.11g.

    Intel n’abandonne toutefois pas son soutien à la version 5 GHz de Wi-Fi et devrait à terme proposer un composant bi-bande 802.11a/g, capable de couvrir l’ensemble des situations. Les fabricants devront alors décider si l’approche intégrée Centrino est adaptée à leurs besoins où s’il est préférable d’adopter une approche plus traditionnelle combinant un processeur avec une puce radio d’un constructeur tiers.

    C.B.

    Voir en ligne : Article du Monde Informatique - 16/01/2004

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