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Free lance son offre de télévision sur ADSL

jeudi 27 novembre 2003

Free est finalement le premier opérateur à commercialiser la télévision sur l’ADSL. Une centaine de chaînes réservées exclusivement aux abonnés disposant d’une Freebox.

En proposant la télévision sur ADSL, après l’accès Internet haut débit et la téléphonie sur IP, le fournisseur d’accès Free a une nouvelle fois pris tout le monde de vitesse. Et Free a visiblement accéléré le mouvement puisque son directeur adjoint, Michael Boukobza, nous déclarait il y a peu que la télévision par ADSL ne verrait pas le jour avant 2004. Mais le résultat est là : le 1er décembre 2003, une centaine de chaînes de télévision, dont 25 gratuites, seront disponibles via le forfait haut débit à moins de 30 euros.

Comme sur le satellite, on y trouve de tout : les chaînes nationales France 2, France 3 et Arte (mais ni TF1, ni M6, acteurs d’une future offre concurrente) et des programmes thématiques comme Fox Kids, Musique Classique, etc.

Flux en MPEG-2

Seulement, la télé sur ADSL de Free est limitée à son réseau dégroupé, soit Paris et une vingtaine de villes de province, ce qui représenterait néanmoins plus de 100 000 abonnés selon le FAI. En revanche, nul besoin d’allumer son ordinateur pour recevoir les programmes (même s’il faudra se connecter au site pour effectuer sa sélection) : la Freebox se branche directement sur le téléviseur via sa prise péritel. Les programmes se pilotent à l’aide de la télécommande fournie avec le modem-décodeur. La qualité de l’image devrait être à la hauteur de ce qu’offre le satellite puisque le format d’encodage est le même : le MPEG-2. Un format de qualité proche du DVD, d’où la nécessité de bien répartir la charge du réseau. Free affirme que celui-ci est taillé pour supporter des dizaines de gigabits.

Mais surtout, le FAI a fait le choix du multicast [1] : le flux est envoyé du serveur central situé à Paris vers les régions. Ensuite, ce sont les DSLAM (les boîtiers chargés de traiter le flux ADSL) les plus proches de l’abonné qui répartissent le programme vers les foyers. En revanche, le son est limité à la stéréo. Pas de son 5.1 pour le moment.

Pas de vidéo à la demande non plus, pas plus que d’images incrustées ou de fonctions interactives : ces services seront proposés ultérieurement. Il est cependant possible d’enregistrer les émissions en connectant la prise péritel au magnétoscope ou à un autre support d’enregistrement. Ce qui ne se révèle pas forcément pratique et, surtout, coupe l’image de la télévision. De plus, il faut que celle-ci se situe dans un périmètre proche de la prise téléphonique à laquelle est reliée la Freebox. Si ce n’est pas le cas, il faudra se tourner vers une solution routeur Wi-Fi à 54 Mbits/s (802.11g) qui servira de passerelle entre les différents équipements. Ou bien attendre la prochaine génération de Freebox qui disposera d’un lecteur de carte Wi-Fi (interface PCMCIA) et devrait voir le jour courant 2004.

Christophe Lagane


Plus d’infos sur l’Offre TV ADSL de Free :

- http://adsl.free.fr/tv/

- Communiqué de Presse officiel de Free


Voir en ligne : Article de VNUNet - 26/11/2003


[1Diffusion simultanée d’un message en direction de plusieurs destinataires, sur un même réseau.

Messages

  • Free est le premier à lancer dans l’Hexagone un service de télévision sur ADSL. Dès le 1er décembre, les 100 000 détenteurs de la Freebox accéderont, en plus d’Internet et du téléphone, à une centaine de chaînes.

    A lire sur les forums, ces derniers jours, les commentaires de nombreux clients de Free, ébahis de voir parfois leur connexion ADSL frôler les 4 mbit/s, on pouvait se douter que le fournisseur d’accès s’apprêtait à lancer son service de télévision sur ADSL. La nouvelle est tombée aujourd’hui, permettant ainsi à Free de passer devant ses concurrents directs, France Télécom/TPS et LDCom.

    Précision importante : l’offre ne concerne que les détenteurs de la Freebox, soit des abonnés de Free qui résident dans les zones dégroupées* par Free et qui habitent à 2,5 kilomètres maximum du central téléphonique.

    A partir de lundi, ces clients Freebox accéderont, selon Free, à « cent chaînes » , sans abonnement ni augmentation de leur forfait Internet de 29,99 euros. Seule opération à réaliser : relier la Freebox à la télé, avec un cordon Péritel. Cela pourrait causer quelques soucis chez ceux dont le poste de télévision ne voisine pas avec l’ordinateur, problème que résoudra la future version sans fil de la Freebox.

    Certaines chaînes seront gratuites, telles les chaînes du service public, ou encore RTL 9, L’Equipe TV, MTV France, Fashion TV, etc. D’autres chaînes seront payantes, mais sans durée d’engagement. Paris Première, par exemple, coûtera 0,49 euro mensuel, et Festival 0,99 euro.

    Certaines chaînes seront plutôt onéreuses, comme la chaîne Mangas, à 5,99 euros. Le client pourra aussi opter, entre autres, pour un bouquet cinéma à 5,99 euros, comprenant Ciné Box, Ciné Fx, Ciné Polar, Ciné Comic. Soit un tarif très intéressant, comparé au coût de ces mêmes chaînes sur Noos, par exemple. D’autres bouquets coûteront 9,99 ou 12,99 euros. Le client activera ou désactivera les chaînes à sa guise, en utilisant le Web. A terme, il accédera aussi à des services de vidéo à la demande.

    Appel aux éditeurs de programmes

    Nulle trace, par contre, des bouquets TPS et Canal+, ou des chaînes qui en sont actionnaires, telles TF1 ou M6. Si les discussions se poursuivent avec des éditeurs comme Canal+, elles ont complètement achoppé avec TF1, actionnaire principal de TPS et partie prenante du projet concurrent mené avec France Télécom.

    De source proche du dossier, Free est sur le point de déposer une plainte auprès du Conseil de la concurrence pour abus de position dominante contre le diffuseur. Le lancement de la télé sur ADSL aurait même pris du retard à cause des discussions tumultueuses avec TF1.

    Free se propose de distribuer gratuitement, et de façon non exclusive, toute chaîne qui en fera la demande. Le FAI va même jusqu’à lancer « un appel à tous les éditeurs existants ou en création qui souhaitent être diffusés gratuitement auprès de plus de 100 000 foyers abonnés ».

    Voilà qui intéressera sans doute les chaînes associatives ou locales. Free dit ne rien prélever de la somme versée à une chaîne payante, sauf un petit écot pour le service de facturation pour le compte de tiers. « Notre forfait n’augmentera jamais, quelle que soit l’évolution de l’offre », assure Michael Boukobza, directeur général adjoint de Free.

    En lançant son service dès le 1 er décembre, Free grille donc la politesse à France Télécom/TPS, dont l’offre était présumée arriver la première. « Nous pensons à la télévision sur ADSL depuis très longtemps », explique Michael Boukobza. Depuis l’origine, la Freebox est dotée d’une prise Péritel, et les équipements DSL installés dans les centraux de France Télécom d’une fonction vidéo.

    Free pourra-t-il suivre ?

    Du côté de TPS et de France Télécom, l’offre doit être lancée en décembre à Lyon. « Nous terminons les expérimentations, explique-t-on chez France Télécom. Il est prématuré de s’exprimer. » Des annonces pourraient avoir lieu vers le 10 décembre.

    La différence avec l’offre de Free est que le client devra acquitter un abonnement à TPS et à France Télécom, auxquels s’ajoute le prix du décodeur. Ce dernier ne permettra pas d’accéder à Internet, mais n’imposera pas non plus de posséder un PC.

    L’offre de 9 Télécom/LDCom, elle, sera lancée « en janvier 2004 », selon un porte-parole, sans plus de précisions. Il n’est pas impossible que le service soit dévoilé le 9 décembre prochain, date à laquelle 9 Télécom lancera de nouvelles offres haut débit.

    Free n’a pas souhaité s’exprimer sur les chiffres de nouveaux abonnés escomptés grâce à ce service. Il affirme seulement qu’ « environ 30 millions de personnes à ce jour » ont une ligne téléphonique éligible à la Freebox.

    Reste à savoir si le fournisseur d’accès pourra répondre facilement aux demandes consécutives à cette annonce retentissante. La société, il y a quelques jours, s’est fait épingler par une association, à la suite de divers problèmes, tels que des déconnexions jugées intempestives, un déficit d’explication, d’assistance ou encore d’information sur les problèmes liés au dégroupage.

    * Free dégroupe dans les agglomérations suivantes : Paris, départements 92, 93, 94, Lyon, Grenoble, Aix, Nice, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Nantes, Rennes, Caen, Rouen, Lille, Nancy, Strasbourg, Dijon, Besançon, Montpellier. L’opérateur a investi 80 millions en 2003, et investira autant en 2004 pour couvrir de nouvelles villes (Mulhouse, Toulouse, Colmar, Metz) ou étendre des agglomérations déjà dégroupées (Lyon, Nice).


    Un débit de 5,5 Mbit/s par seconde

    Les abonnés Freebox disposent d’un débit descendant de 1 Mbit/s. Pour délivrer de la télévision sur ADSL, celui-ci va atteindre 5,5 Mbit/s, dont 3,5 consacrés à la télévision. Le débit pour Internet passe donc, dans ce cas précis, à environ 2 Mbit /s, la téléphonie n’occupant que 64 kbit/s.

    Pour un tel débit, la proximité du central téléphonique est indispensable, ce qui explique que des clients dégroupés mais situés au-delà de 2,5 kilomètres n’ont pas accès à cette offre. Les clients de ce service vont donc disposer d’un débit très alléchant, qui pourrait même l’être encore plus. L’opérateur, même s’il ne l’envisage pas pour le moment, n’exclut pas non plus d’affecter à terme plus de débit à l’accès Internet, dans le cas où le service de télévision ne serait pas utilisé.

    Guillaume Deleurence

    Voir en ligne : Article de 01Net - 27/11/2003

  • Une trentaine de chaînes disponibles via la Freebox pour 29,90 euros par mois, en plus d’un accès haut débit et de la téléphonie sur IP. Free frappe fort. Et compte se battre devant le Conseil de la concurrence pour diffuser les bouquets de TF1 et TPS.

    Free Telecom (groupe Iliad SA) reste fidèle à sa réputation de feu follet parmi les fournisseurs français d’accès internet. À la faveur d’une promotion anticipée parfaitement coordonnée auprès de quotidiens nationaux et de magazines spécialisés, l’opérateur privé a annoncé l’ouverture lundi 1er décembre, des services commerciaux de sa télévision par ADSL. Il devance ainsi de quelques jours l’arrivée effective sur le marché de France Télécom et du réseau par satellite TPS, contrôlé par TF1 (à 66%) et M6. Leur offre devrait être disponible mi-décembre à Lyon, puis courant 2004 à Paris. Aucune date n’est disponible pour celle de LDCom.

    De son côté, Free se targue d’une couverture plus large, puisque son service serait accessible sur l’ensemble de ses zones "dégroupées", au total une vingtaine d’agglomérations françaises (*), pour les utilisateurs qui disposent de son décodeur Freebox. Il revendique 100.000 abonnés équipés d’une Freebox et affirme que ses zones dégroupées couvrent potentiellement 30 millions de personnes. Ce modem tout-en-un permet à ses clients de bénéficier d’un accès ADSL "très haut débit" jusqu’à 2 megabits/seconde (débit dit "de crête", dixit Free - débit maximum rarement atteint), de l’offre de téléphonie sur IP, et donc, à partir de lundi, de la télévision sur ADSL. Pour un tarif qui ne change pas : 29,99 euros par mois.

    Sur le papier, tout à l’air simple, comme nous l’a décrit Michael Boukobza, directeur adjoint d’Iliad SA : « Il suffit de relier la Freebox à sa télévision avec un câble péritel, puis d’utiliser la télécommande fournie. »

    Un investissement de 42 millions d’euros sur le réseau

    Une trentaine de chaînes seront disponibles gratuitement, dont celles du groupe France Télévisions, Euronews, RTL9, MTV France, L’Equipe TV, ou encore AB1. « Nous proposons aussi des chaînes payantes, vendues à la carte ou par bouquet », précise le dirigeant de Free. Les tarifs démarrent à 0,49 euros par mois pour une chaîne comme Paris Première, et vont jusqu’à 5,99 euros pour les quatre chaînes de cinéma du groupe AB.

    Grands absents de cette offre : les chaînes du groupe TF1 (TF1, LCI, Eurosport), de M6 et des réseaux satellitaires TPS et Canalsat. Version officielle : « Nous sommes toujours en discussion avec ces groupes », assure Michaël Boukobza.

    En coulisses, il est évident que TF1 et TPS n’ont aucun intérêt à voir leurs contenus diffusés sur un réseau directement concurrent de celui qu’ils vont lancer dans les jours à venir : ils refusent apparemment de signer avec Free. Selon des confidences sur lesquelles Free ne s’étendra pas, l’affaire va donc se régler devant le Conseil de la concurrence, avec le grief désormais usuel : abus de position de dominante. Contacté par ZDNet vendredi matin, le Conseil « n’est pas en mesure » de nous confirmer le dépôt d’une telle plainte, en tous cas pour l’instant.

    Free attendu au tournant pour la qualité de son nouveau service

    Comme pour chaque nouvelle offre, Free est aussi attendu au tournant sur la qualité de ses prestations. Le fournisseur d’accès déclenche généralement les débats les plus passionnés entre fervents supporters et internautes rebutés par d’innombrables difficultés techniques.

    « Notre réseau a été construit dès l’origine pour supporter des débits très importants, allant jusqu’à 5,5 Mbit », rappelle le directeur adjoint de la société. « Sur cette bande passante, 2 Mbit sont dédiés au surf, 3,5 Mbit pour les chaînes de télévision ». Celles-ci seront diffusées sous le format de compression vidéo MPEG-2, et en qualité stéréo (comme pour les DVD).

    « Nous avons réalisé un investissement supplémentaire de 42 millions d’euros au premier semestre pour augmenter les capacités de notre réseau », précise Michaël Boukobza. Celui-ci reconnaît que le lancement de ses offres ADSL, l’année dernière, a été quelque peu « chaotique », mais se dit particulièrement confiant pour cette fois-ci : « Notre réseau tiendra la charge de l’augmentation de trafic », garantit-il.

    D’autant que la qualité de réception ne dépend pas du nombre d’internautes connectés en même temps. « Il s’agit d’un multicast au niveau des DSLAM (les centraux téléphoniques, Ndlr) », explique le directeur. « La chaîne est envoyée une seule fois sur le réseau, puis chaque DSLAM copie cette chaîne autant de fois que nécessaire, pour chaque abonné qui souhaite la regarder. »

    * Paris, trois départements d’Ile-de-France (92, 93, 94), Lyon, Grenoble, Aix, Nice, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Nantes, Rennes, Caen, Rouen, Lille, Nancy, Strasbourg, Dijon, Besançon, Montpellier.

    Voir en ligne : Article de ZDNet - 28/11/2003

  • Un point sur les évolutions en cours et à venir de l’offre Free ADSL dégroupée :

    - le déploiement des chaînes de télévision est effectué ou en cours sur tous les DSLAM concernés sauf ceux de Nice, Grenoble et Dijon - des mises à jour corrigeant certains bugs de son et/ou d’image sont par ailleurs en cours de déploiement et les abonnés concernés sont invités à rebooter leur Freebox pour mettre celle-ci à jour ;

    - sur ces mêmes lignes, le débit descendant théorique est désormais de 5,5 Mbit/sec ATM hors flux télé (soit 580 Ko/sec réels !) sur tous les sites et pour les lignes de moins de 1500 m, avec passage à ce même débit prévu cette nuit pour les lignes de 1500 à 1700 m.

    Voir en ligne : [source - proxad.free.adsl]

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