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Concentration en vue dans le câble français

mercredi 12 novembre 2003

En attendant le vote du "paquet télécom" par le parlement, le paysage du câble française se prépare aux grandes manoeuvres.

A qui va appartenir le câble français dans un an ? En attendant le vote de la "loi relative aux communications électroniques et aux services de communication audiovisuelle", second volet du programme Re/So 2007 du gouvernement français destiné à moderniser le paysage des télécommunications et de l’audiovisuel en France, le petit monde des câblo-opérateurs semble être en pleine restructuration.

Cette loi qui est en fait la transposition des directives européennes dites "paquet télécom", vise à mettre en place la notion de transparence technologique entre tous les réseaux transportant des services de communications électroniques (téléphone, internet, télévision...), quelle que soit la nature de ce réseau : hertzien, satellitaire, filaire, câble, etc. Elle doit également redéfinir les rôles de l’ART et du CSA.

C’est ainsi que la nouvelle loi sera amenée à supprimer un point dans la législation actuelle, qui prévoit pour l’instant un traitement particulier du câble, avec le plafond des 8 millions : celui-ci fixe aux câblo-opérateurs une limite leur interdisant de toucher plus de 8 millions d’habitants potentiels.

Le marché du câble compte une dizaine de sociétés mais est actuellement dominé par 4 acteurs : France Telecom Câble (Groupe France Telecom), Noos (Groupe Suez Lyonnaise), NC NumériCâble (Groupe Vivendi Universal) et enfin UPC (Société hollandaise, filiale de l’américain LibertyMedia). Or ni France Telecom, (qui détient 100% de France Telecom câble, 27% de Noos et 70% du réseau de NC Numéricâble) très engagé dans l’ADSL et le GSM, ni Vivendi Universal recentré sur les contenus, ni Suez, tourné vers les métiers de l’énergie, de l’eau et de la propreté, n’entendent poursuivre l’aventure du câble...

Selon la presse économique, le groupe France Telecom pourrait revendre ses participations à des banques et encourager la fusion de France Telecom Câble et NC NumeriCâble, tandis que Noos pourrait rejoindre le groupe LibertyMedia, déjà propriétaire de UPC France.

Malgré sa concentration entre les mains d’une ou deux sociétés, la concurrence promet néanmoins d’être rude pour le câble français puisqu’il devra faire face à la télévision par satellite (avec la fusion probable de TPS et Canal Satellite), à la future télévision numérique terrestre (la TNT) et surtout à l’ADSL, très présent en zone urbaine, capable de diffuser non seulement de l’internet mais également du téléphone et demain de la télévision.

Jérôme Bouteiller


Plus d’infos :
http://www.aform.org


Voir en ligne : Article de NetEconomie - 07/11/2003

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